Pierre Mairé : 48 ans, parapentiste depuis 1990 (environ 3600 vols, dont 2200 en parapente à La Réunion).
Biplaceur parapente et pilote d'U.L.M. pendulaire.
Photographe aérien depuis 1997 ; 2e au Grand Prix d'Auteur Poitou-Charentes (festival de Saint-Benoît en 2003).
L'aéronef : un parapente motorisé, autrement appelé "paramoteur"
Poids, pilote inclus : 117 kg
Poids de l'aile seule : 7 kg
Poids du moteur, réservoir d'essence plein : 29 kg
Envergure en vol : 9 m
Hauteur hors tout : 9 m
Vitesse/air minimale : 20 km/h (décrochage)
Vitesse/air maximale : 42 km/h
Taux de chute mini (moteur arrêté) : 1,20 m/s
Finesse maxi de l'aile (moteur arrêté) = 7 (c'est la distance horizontale parcourue / altitude perdue), soit un angle de plané de 8°.
Moteur 2-temps 125 cm3 puissance : 16 kW, poussée statique : 570 N (58 kgp).
Consommation approximative : 3 l/h (dépend beaucoup de l'aile).
Matériel photo : boîtiers reflex numériques Canon et surtout... objectifs de qualité (focales fixes, autant que possible).
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Le frein majeur à l'utilisation large et intensive de la photographie aérienne oblique dans un cadre technique (études d'urbanisme,
suivi de chantiers, aménagement du territoire, prospection archéologique, harmonie des toitures...) ou d'agrément (illustration) est
financier, à cause du coût des heures de vol d'avion ou d'hélicoptère. L'U.L.M. est moins onéreux mais nécessite lui aussi pour de
bons cadrages une équipe de deux personnes qui se connaissent très bien : le pilote et le photographe.
En outre, tous ces engins doivent décoller d'une base ou aérodrome proche, ce qui limite les possibilités en milieu rural.
Il s'avère que le paramoteur est l'aéronef le plus adapté à la prise de vues aériennes intensive à basse altitude en raison
de sa lenteur (30 km/h) et de sa maniabilité que seul l'hélicoptère peut dépasser, ainsi que le balai d'Harry Potter...
Le champ de vision offert est inégalable puisque le photographe, très en dessous son aile, n'est pas gêné par celle-ci.
Enfin, et c'est là un autre point fort de cet appareil, la sécurité des populations survolées est maximale, si on compare
ce parachute volant à tout autre aéronef motorisé, certes moins fréquemment sujet aux pannes-moteur, mais bien plus
lourd et plus rapide, impliquant de gros dégâts si une panne survient en agglomération. Ce risque de panne, si faible
soit-il, n'est jamais nul, quelque soit l'aéronef, et le paramoteur, par sa très faible énergie cinétique n'est pas destructeur
pour les zones sous-jacentes dans cette éventualité.
Cet aéronef de 30 kg, qui se transporte dans une voiture et décolle de tout pré dégagé, permet d’obtenir des prises de vues
en toute période non venteuse (car c'est là sa principale limite) ; la légèreté du matériel autorise une organisation simple
et des temps de réaction courts. Son coût à l'heure de vol est le plus bas qui soit et il est très économique pour la
prise de vues aériennes en grand nombre. C'est l'outil idéal pour la photo aérienne qui devient alors accessible :
dans la plupart des cas, point n'est besoin d'un aéronef lourd, coûteux et polluant pour transporter un appareil photo
d'un kilogramme : le parapente motorisé est l'engin volant le plus écologique qui soit !
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Paramoteur, Chenevelles
Paramoteur, Chenevelles
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